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Zoom sur les diagnostics obligatoires

Vous vendez ou louez votre bien immobilier ? Activ'Expertise vous guide ! Le tableau des diagnostics immobiliers vous indique ceux à réaliser avant une vente ou une location et leur durée de validité.

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À LA UNE
Validité, prix, réglementation : ce qu’il faut savoir sur les diagnostics
15 octobre 2026

Validité, prix, réglementation : ce qu’il faut savoir sur les diagnostics

Le point sur les diagnostics indispensables avant de vendre Mettre un bien immobilier en vente en France nécessite de fournir plusieurs diagnostics au futur acquéreur. Ces expertises obligatoires varient selon différents critères, comme l'année de construction, le type d'habitation, la localisation et les installations présentes. Parmi les documents fréquemment demandés, on retrouve entre autres le diagnostic de performance énergétique (DPE), le contrôle de l'amiante, les vérifications des réseaux électriques ou gaz, le constat sur la présence de plomb, l'évaluation des risques naturels et technologiques (ERP) ou encore le diagnostic termites dans certaines zones géographiques. En cas d’appartement, le mesurage selon la loi Carrez est également requis. Quel budget prévoir pour le dossier de diagnostics ? Aucun tarif officiel n'encadre le coût des diagnostics immobiliers. Les prix varient selon la taille du logement, son ancienneté ou encore le nombre de diagnostics nécessaires. À titre indicatif, pour un appartement récent, il faut généralement compter entre 300 et 450 euros pour un pack complet. Pour une maison bâtie avant les années 90, prévoyez environ 450 à 700 euros. Si votre habitation nécessite également un audit énergétique, la facture peut grimper entre 1 000 et 1 500 euros. Rassembler tous les diagnostics en une seule intervention auprès d’un même professionnel permet souvent de réaliser des économies notables par rapport à la commande de chaque expertise séparément. Le diagnostic termites : une obligation sous conditions Ce contrôle n’est imposé que dans des secteurs déclarés à risque par l’administration locale, ce qui englobe de nombreuses communes. Il s’applique à tous les types de biens immobiliers (habitations, parkings, annexes) lors d’une cession. Vous pouvez vérifier le zonage de votre commune auprès de la mairie ou de la préfecture. À noter, ce diagnostic a une durée de validité limitée à six mois et doit être renouvelé s’il dépasse cette période avant la conclusion de la vente. Validité du DPE : une réforme à connaître Les diagnostics de performance énergétique réalisés avant juillet 2021, notamment ceux élaborés entre le début 2018 et mi-2021, ne sont plus utilisables pour une vente depuis le 1er janvier 2025. Cette évolution s’explique par la mise à jour des méthodes de calcul. Un nouveau DPE est donc requis si le votre est antérieur à cette date. S’il a été réalisé après juillet 2021, sa durée de validité est de dix ans, sauf réalisation de travaux pouvant impacter la performance énergétique. L’audit énergétique : quand faut-il le fournir ? Plus détaillée qu’un simple DPE, cette expertise décrit les scénarios d’amélioration du bien, chiffre leur coût et estime les gains d’énergie. Il est demandé lors de la vente d’une maison individuelle classée en F ou G. Le rapport doit alors être transmis à l’acheteur avant la signature du compromis de vente. Ce document, dont le prix oscille en général entre 500 et 900 euros, est à anticiper notamment si votre logement date des années 1960 à 1980 et s’il n’a pas été rénové. Peut-on vendre un logement mal classé ? Il n’est pas interdit de vendre une maison ou un appartement avec un DPE F ou G. Toutefois, cette situation impose de réaliser un audit énergétique et d’afficher clairement la note DPE dans les annonces publiques. À l’inverse, une interdiction de location est applicable à partir de 2025 pour les biens classés G. En ce qui concerne les prix, les ventes de “passoires thermiques” subissent généralement une décote allant jusqu’à 15 % par rapport à des logements mieux notés. Quelle durée pour chaque diagnostic ? DPE : 10 ans (sauf travaux modifiant la performance) Amiante négatif : illimité Plomb négatif : illimité Électricité et gaz : 3 ans Termites et ERP : 6 mois Audit énergétique : 5 ans Le diagnostic termites et l’ERP sont souvent périmés lors de la signature du compromis si la vente a tardé. Il est donc conseillé de vérifier la fraîcheur de ces documents avant l’étape finale. Qui paie les diagnostics obligatoires ? C’est au vendeur de financer l’ensemble du dossier de diagnostics imposés par la réglementation. À la signature du compromis, l’acheteur doit disposer de tous ces documents. S’il désire demander des contrôles complémentaires, ceux-ci resteront à sa charge, sauf accord contraire. Choisir un diagnostiqueur : vigilance sur la certification De nombreux sites proposent des diagnostics à des prix très bas, mais il est essentiel de s’assurer de la compétence du prestataire. L’absence de sérieux dans la réalisation de ces rapports peut mettre en cause le vendeur en cas de litige ultérieur. Pour vérifier la certification du professionnel choisi, il est conseillé de consulter le registre officiel en ligne géré par le ministère du Développement durable. Qu’en est-il en cas de remise en vente du bien ? Si votre logement reste sur le marché ou si vous relancez la vente après plusieurs mois, certains diagnostics devront sans doute être refaits. Ceux concernant les termites et l’ERP expirent après six mois. Pour le gaz et l’électricité, la validité est de trois ans. Le DPE n’est à refaire qu’en cas de modification significative ou au bout de dix ans. En cas d’incertitude, le diagnostiqueur pourra effectuer les vérifications nécessaires et éviter des dépenses inutiles.

Pourquoi les logements électriques seront revalorisés en 2027
30 septembre 2026

Pourquoi les logements électriques seront revalorisés en 2027

Un changement majeur dans le calcul du DPE attendu pour 2027 À partir du 1er janvier 2027, l'évaluation de la performance énergétique des logements va connaître une transformation importante. Le facteur utilisé pour convertir l’électricité consommée en énergie primaire dans le cadre du Diagnostic de performance énergétique, souvent appelé DPE, passera de 1,9 à 1,7. Cette évolution, officialisée par un arrêté du 19 août 2026, vise à mieux refléter l’efficacité du mix électrique français et aura pour conséquence directe une amélioration du classement de nombreux logements alimentés à l’électricité. Quel est l’impact de la modification du coefficient de conversion ? Pour calculer la consommation énergétique d’un logement, le DPE ne prend pas seulement en compte les kilowattheures réellement utilisés mais applique un coefficient multiplicateur à l’électricité afin de la convertir en énergie primaire. Jusqu’à la fin 2026, ce coefficient s’élève à 1,9 : chaque kilowattheure consommé est donc assimilé à 1,9 kWh d’énergie primaire. Avec la baisse de ce facteur à 1,7, un logement qui n'aurait pas changé ses habitudes ou ses équipements se verra attribuer une meilleure note DPE à partir de 2027, uniquement grâce à cette révision de calcul. Il est notable que ce coefficient avait déjà été réduit en 2026, passant de 2,3 à 1,9. Cette nouvelle étape confirme la volonté d’aligner davantage la méthode d’évaluation avec les réalités actuelles de la production électrique en France. Quels types de logements en bénéficieront le plus ? Tous les logements pour lesquels l’électricité occupe une place prépondérante dans la consommation énergétique seront principalement concernés par cette revalorisation. Sont notamment visés : les biens dotés d’un système de chauffage électrique ceux utilisant l’électricité pour la production d’eau chaude sanitaire les logements équipés de pompes à chaleur Cependant, le bénéfice apporté dépendra du profil actuel du logement et de sa proximité avec un seuil de changement d’étiquette DPE. D’après les estimations officielles, environ 300 000 logements principaux quitteraient les catégories F ou G grâce à cette réforme, sans réalisation de travaux. Un reclassement possible, même sans travaux Ce qui rend cette évolution particulièrement intéressante est que la classe énergétique peut s’améliorer, alors même que les caractéristiques physiques du logement (isolation, systèmes de chauffage, menuiseries, ventilation) demeurent inchangées. Le seul paramètre affecté reste le mode de calcul de l’électricité. Concrètement, un logement passera potentiellement d’une étiquette G à F, voire de F à E, ou encore de E à D, uniquement selon la nouvelle règle de conversion. Aucun bien ne pourra néanmoins descendre de classe suite à cette évolution. Seule une amélioration est possible dans ce cadre précis. Des conséquences pratiques pour la mise en vente ou en location La performance énergétique affichée pèse lourd dans la valorisation et la commercialisation de chaque bien immobilier. Les annonces doivent d'ailleurs mentionner la classe énergétique et climatique, et des obligations particulières s’appliquent pour les logements classés F ou G, qualifiés de « logements à consommation énergétique excessive ». Dès lors, une meilleure étiquette obtenue en 2027 pourra rendre un bien plus attractif et l’exclure de certaines restrictions, notamment dans le cadre de la location. Des évolutions sur le marché locatif Depuis 2025, il est interdit de louer un logement en catégorie G en métropole, sauf exception. Ces restrictions s’étendront aux biens classés F en 2028, puis E en 2034. Les propriétaires dont les logements sont proches d’un changement de classe ont donc tout intérêt à suivre ces évolutions car la nouvelle reclassification pourrait rendre leur bien à nouveau éligible à la location ou lever des blocages sur la révision des loyers. Implications sur l’audit énergétique lors des ventes L’obligation de fournir un audit énergétique lors de la vente concerne dès 2025 les maisons individuelles et immeubles monopropriété classés E, F ou G. Quand un bien passe dans une meilleure catégorie grâce au nouveau coefficient, il peut ainsi échapper à cette contrainte réglementaire. Ce point est à surveiller de près lors de la préparation des ventes à partir de 2027. Une mise à jour simplifiée et sans refonte du DPE Les propriétaires n’auront pas besoin de refaire intégralement leur DPE à cause du nouveau coefficient. Une attestation officielle pourra être obtenue gratuitement à compter de 2027 via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, précisant la nouvelle étiquette en vigueur, sans toucher aux autres contenus du rapport. Ce document pourra être utilisé lors de transactions immobilières et gardera la date d’échéance du DPE initial. Pour les audits énergétiques déjà réalisés, la même règle d’actualisation s'appliquera : aucune modification des données d’origine, seule l’étiquette sera actualisée. Que faire dès à présent ? Pour les professionnels de l’immobilier ainsi que les propriétaires, il est judicieux dès aujourd'hui d’anticiper les biens susceptibles d’être revalorisés en 2027. Plusieurs outils de simulation existent afin de projeter l’étiquette probable d’un logement une fois la réforme effective. Cela permet de revoir sa stratégie avant une mise en vente ou en location, d’anticiper les démarches administratives et de valoriser au mieux les biens concernés dès l’entrée en vigueur du nouveau dispositif.

L’importance de la qualité des vitrages selon le DPE
24 avril 2026

L’importance de la qualité des vitrages selon le DPE

Le diagnostic de performance énergétique en quelques mots Lorsqu’un professionnel effectue un diagnostic de performance énergétique (DPE), il analyse en profondeur le comportement thermique du logement sur une année type. Ce diagnostic ne se limite pas à l’examen du système de chauffage : il évalue cinq aspects principaux de la consommation énergétique du bien, pour offrir une vue globale de son efficacité. Les cinq grands domaines pris en compte par le DPE Le chauffage Ce poste représente la majeure partie de la consommation énergétique, notamment dans les habitations anciennes peu isolées. Le type de chauffage (gaz, pompe à chaleur, poêle…), ses performances et l’isolation du bâtiment - y compris les vitrages - jouent un rôle central sur ce point. Améliorer la qualité des vitrages apporte donc des gains importants. L’eau chaude sanitaire La façon de chauffer l’eau impacte directement la consommation. Les systèmes les plus classiques, comme les chauffe-eau électriques à résistance, entraînent souvent des consommations élevées, contrairement à des équipements plus récents comme les chauffe-eau thermodynamiques. Le refroidissement Ce poste s’adresse surtout aux logements qui comportent une climatisation ou une pompe à chaleur réversible. Toutefois, le DPE tient également compte du potentiel de surchauffe en été, modulé par l’isolation, les vitrages performants, l’orientation et l’inertie du bâtiment. L’éclairage Cette consommation est estimée forfaitairement, quelles que soient les ampoules présentes, car l’équipement d’éclairage est supposé évoluer pendant la vie du logement. Les auxiliaires Ce groupe rassemble tous les équipements techniques qui fonctionnent en continu, comme les ventilateurs de VMC ou les pompes de chauffage. Des équipements anciens et énergivores peuvent alourdir davantage la facture. L’impact du vitrage sur la note DPE La qualité des fenêtres et des vitrages fait partie intégrante de l’enveloppe thermique du bâtiment. De mauvaises fenêtres laissent passer le froid et la chaleur, forçant le système de chauffage ou de climatisation à surconsommer. À l’inverse, des vitrages isolants réduisent les besoins énergétiques. On observe donc que les logements dotés de fenêtres performantes obtiennent de meilleures notes lors du DPE. Comment la note est-elle calculée ? Les résultats du DPE se présentent sous la forme de deux étiquettes distinctes. L’une classe la consommation d’énergie primaire du logement (en kWhep/m².an), l’autre indique le niveau d’émissions de CO2 (en kgCO2eq/m².an). La note finale qui s’applique au logement correspond à la moins bonne des deux, renforçant ainsi l’importance d’une bonne isolation, notamment au niveau des vitrages. Nouveautés sur le classement des logements électriques Depuis 2026, la méthode de calcul pour les logements équipés d’un chauffage entièrement électrique a évolué. La valeur prise en compte dans le calcul énergétique a été abaissée, permettant à de nombreux biens de bénéficier d’un classement plus favorable, même sans intervention sur les vitrages ou autres postes. Il est désormais possible de générer une attestation actualisée à travers le site de l’ADEME, ce qui peut permettre à certains logements de sortir de la catégorie interdite à la location. Conséquences concrètes pour les propriétaires Les changements réglementaires ont des impacts forts. Depuis le début de 2025, louer un logement classé G n’est plus autorisé. Le seuil pour la classe F sera appliqué à partir de 2028. Par ailleurs, si une maison individuelle est classée F, E ou G, un audit énergétique plus détaillé devra accompagner la vente, ce document recommande des étapes pour améliorer les performances, principalement en agissant sur l’isolation et les vitrages. Conclusion : investir dans de bons vitrages pour un meilleur DPE La qualité des fenêtres ne doit donc pas être négligée dans un projet de rénovation énergétique. Des vitrages performants sont un levier efficace pour abaisser la consommation, améliorer le confort thermique, et atteindre un classement énergétique favorable avec moins de travaux. Un logement bien vitré, c’est un logement valorisé et durable.

Pourquoi certains matériaux nécessitent un prélèvement amiante systématique
27 mars 2026

Pourquoi certains matériaux nécessitent un prélèvement amiante systématique

Comprendre les enjeux de l’amiante dans le bâtiment L’amiante demeure une source de préoccupation majeure en matière de santé et de sécurité dans le secteur du bâtiment. Sa détection et sa gestion relèvent à la fois de la protection des personnes et du respect de la réglementation en vigueur. Lorsqu’un bien immobilier est concerné par des travaux ou une transaction, il devient alors indispensable de s’assurer que les matériaux présents ne contiennent pas ce minéral dangereux. Définition et objectifs du prélèvement amiante Un prélèvement amiante consiste à extraire, selon des règles précises, un échantillon d’un matériau susceptible de contenir cette substance afin de l’analyser en laboratoire. Cette étape est essentielle pour déterminer avec certitude la présence ou non d’amiante, car l’identification visuelle ne permet pas toujours de conclure avec fiabilité. Ce dispositif vise essentiellement à prévenir une exposition accidentelle et à sécuriser l’ensemble des intervenants sur le chantier. Les listes réglementaires et leurs implications La liste A réunit les matériaux pour lesquels, en l’absence de preuve écrite ou de marquage spécifique, un prélèvement accompagné d’une analyse est impératif. Cette mesure vise à éliminer toute incertitude sur la nature du matériau. La liste B concerne d’autres types de produits où l’expertise de l’opérateur s’avère nécessaire, même si procéder à des analyses reste fortement conseillé. Procédures de prélèvement et d’analyse en laboratoire Pour garantir la fiabilité du diagnostic, les professionnels effectuent les prélèvements à l’aide de méthodes rigoureuses, qui visent à ne pas disperser de fibres dans l’environnement. Une fois les échantillons recueillis, ils sont envoyés dans un laboratoire homologué, où l’amiante peut être détectée grâce à différentes techniques d’observation. L’analyse détermine alors la présence éventuelle d’amiante et en précise la nature. L’importance des documents justificatifs et marquages La réglementation admet trois éléments pour apporter la preuve de l’absence d’amiante : Une analyse de prélèvement effectuée dans les règles de l’art, surtout en l’absence d’autre preuve. Un document daté et authentifié qui atteste formellement de la composition du matériau. Un marquage visible indiquant si le produit contient (AT) ou ne contient pas (NT) d’amiante. En cas d’absence de l’un de ces éléments pour un matériau relevant de la liste A, la procédure de prélèvement devient obligatoire. Pourquoi procéder à un prélèvement systématique ? Le prélèvement systématique s’impose afin d’écarter toute erreur d’appréciation qui pourrait avoir de lourdes conséquences. Des études ont révélé que de nombreux produits analysés visuellement comme amiantés ne l’étaient pas réellement. Cette différence de résultat expose les professionnels à des litiges, parfois lourds de conséquences juridiques et financières, comme en témoignent des décisions de justice récentes où une erreur de diagnostic a entraîné des travaux inutiles et coûteux. Conclusion : sécuriser les diagnostics pour protéger tous les acteurs Dans le domaine du bâtiment, s’appuyer sur un prélèvement d’amiante réalisé selon les normes est le seul moyen de garantir un diagnostic fiable. S’assurer de la conformité des procédures et respecter la législation permet d’éviter toute incertitude et de protéger aussi bien les opérateurs que les futurs occupants. En l’absence de preuve documentaire ou de marquage, le prélèvement et l’analyse en laboratoire constituent donc une étape incontournable, tant pour maîtriser les risques que pour se prémunir de toute exposition aux responsabilités légales.